Habiter la transition (clos en 2026)
Cet atelier se donne pour objet d’étude la « transition ». Il s’agit d’analyser la rhétorique qui l’entoure et les pratiques qui y sont associées en confrontant ce mot d’ordre aux expériences des acteurs et des populations, notamment celles liées à l’habiter au sens large. Cette mise à l’épreuve par l’habiter pourra se déployer sur de nombreux terrains, y compris dans une perspective comparée à l’échelle européenne et au-delà (en incluant notamment des villes du Sud).
Cet atelier a tout d’abord pour objectif d’établir une cartographie des différentes conceptions de la transition qui circulent, de repérer les acteurs qui s’approprient ou sont liés à ces conceptions et d’analyser les processus qui traversent les milieux concernés. Il abordera ensuite la question centrale du « sacrifice » et des inégalités face à ce « sacrifice » -quand il s’adresse à des groupes sociaux vulnérables, des petites entreprises ou des territoires défavorisés, etc.-, puis celle des collectifs susceptibles d’être mobilisés ou sommés de le faire par les injonctions à la « transition ». Il abordera enfin le type de capacités d’agir que cela produit (constitution d’un répertoire d’actions collectives, etc.) et les obstacles ou les difficultés que les différents acteurs rencontrent. Cet atelier croise donc les enjeux de connaissance et les enjeux politiques liés à la « transition », en se focalisant sur les pratiques de l’habiter et les moyens de les connaître.
Lien avec le Réseau AC/DD « Approches critiques du développement durable » : https://www.reseaucritiquesdeveloppementdurable.fr/
Coordination :
- Jérôme Boissonade, jboisson[at]msh-paris.fr
- Sophie Nemoz, sophie.nemoz[at]univ-fcomte.fr
- Élisabeth Peyroux, elisabeth.peyroux[at]cnrs.fr
- François Valegeas, francoisvalegeas[at]hotmail.fr
- Dominique Theile, dominique.theile[at]laposte.net
Plus d’informations sur les activités de l’atelier “Habiter la transition”
Atelier “Alternatives dans l’habitat” (clos en 2025)
Le système de production bicéphale du logement, hérité des trente glorieuses, partagé entre le secteur de la promotion immobilière et un secteur social, montre des signes de faiblesse et peine à répondre aux demandes actuelles de logement : hausse des prix, résidualisation du parc social, difficultés des ménages modestes à se loger, mais aussi des classes moyennes dans les secteurs les plus tendus. Quelles sont les pratiques, actions, expériences qui permettent de contourner ces difficultés et de continuer à se loger malgré tout ? Les fissures du modèle promotionnel offrent-elles des interstices à l’innovation ? De quelles manières se bricolent, au jour le jour, des pratiques plus ordinaires, anonymes, négociées, « privées » pour faire face : colocation qui se développe, habitat léger, etc. ?
En quoi ces « alternatives » disent quelque chose d’une évolution des attentes/ des besoins/ des aspirations en matière de logement et de modes d’habiter (depuis la sphère du privé jusqu’aux voisinages) ? Quid des registres de discours mobilisés – que disent-ils des valeurs et des projets collectifs qui fondent ces mobilisations ? Quelles interactions se dessinent de ces « mises en commun » ? Quelle pérennité de ces mouvements ? En quoi ces expériences – les freins ou les leviers à leurs développement – font elles émerger des manières différentes d’organiser les territoires ?
Coordination :
- Anne d’Orazio (LAVUE-LET)
- Lionel Rougé (LISST)
Atelier “Trajectoire des espaces périurbains ” (renommé “Devenirs de l’habitat individuel” en janvier 2025)
Alors que la question d’en « finir avec le périurbain » alimente le débat scientifique, que la lutte contre l’étalement urbain constitue un leitmotiv des politiques publiques depuis la loi SRU et que le périurbain continue d’être disqualifié pour son défaut d’urbanité et ses conséquences supposées (vote au profit du front national, repli sur « l’entre soi », etc.), les périphéries urbaines continuent leur développement démographique et morphologique. Chemin faisant, elles constituent des lieux d’ancrage de plus en plus affirmés ; elles deviennent des supports d’invention d’actions publiques spécifiques et parfois originales pour « faire ville ou territoire » ; elles invitent en outre au renouvellement d’un rapport à la nature. C’est pour appréhender ces mutations, parfois ces « maturations », et les analyser en termes de « trajectoires des espaces périurbains » que l’ancien atelier « formes et devenir des espaces périurbains » (2012-2015) a souhaité poursuivre ses travaux autour de 4 axes de réflexion :
– un axe épistémologique relatif à l’appréhension du fait périurbain : faut-il encore parler du périurbain et comment en parler ? ;
– la question du politique et des politiques dans le périurbain : quel(s) devenir(s) et quel(s) projet(s) pour les espaces périurbains en voie d’institutionnalisation ? ;
– l’enjeu environnemental en contexte périurbain, incluant une réflexion sur les morphologies : comment s’y reconfigure la relation « ville / campagne » ? ;
– la recomposition des modes de vie et de l’habiter : y a-t-il ou non maintien d’une spécificité périurbaine en la matière ?
En 2023-2024, l’atelier se focalisera sur la question de l’habitat pavillonnaire.
Contacts :
- Claire Aragau
- Séverine Bonnin-Oliveira
- Laurent Cailly
- Lionel Rougé







